Carton rouge aux arbitres

Une demie douzaine de penaltys non sifflés, un but litigieux (le premier but de Marseille contre Rennes), des hors jeux imaginaires, des cartons rouges inexistants (par exemple celui de Ciani (Lorient) contre Bordeaux), les arbitres, on le savait, n’ont pas le même maillot mais ont-ils vraiment la même passion ?

Décidément, les saisons passent et se ressemblent en Ligue 1. A l’issue de la 2e journée de championnat, les arbitres ne semblent, cette année encore, guère inspirés dans leurs décisions.

Tellement peu inspirés que si cela continue, ils vont finir par fausser la compétition et peut-être même détruire le jeu proposé par les équipes de L1.

On entend souvent dire, ici ou là, que les erreurs d’arbitrage s’annulent au fil de la saison, qu’elles font partie du jeu, que les arbitres doivent prendre leur décision rapidement ou qu’ils ne disposent pas des ralentis de la télévision ...

Permettez-moi de m’inscrire en faux contre ces affirmations. En effet, rien ne démontre que les erreurs s’annulent au fil de la saison (il n’y a qu’à regarder les matchs des équipes qui descendent en Ligue 2 pour s’en apercevoir).

De plus, les erreurs d’arbitrage ne font en aucun cas partie du jeu ou alors le football se joue à 12 contre 11 (avec pour principe : priorité à l’équipe qui reçoit).

S’il est vrai qu’ils doivent prendre leur décision rapidement, ce sont tout de même eux qui sont les mieux placés pour apprécier les faits de jeu.

Concernant la vidéo, c’est en partie à cause d’eux s’ils n’en disposent pas. Les arbitres sont, en effet, peu insistants sur le recours à la vidéo.

Enfin, ce sont dorénavant des arbitres professionnels payés 53 000 € par an en moyenne pour abitrer 57 heures par an (peu de gens peuvent se targuer d’avoir un taux horaire aussi important tout en ayant la possibilité de commettre un grand nombre d’erreurs professionnelles).

On est donc en droit d’attendre un arbitrage de qualité.

Mais, depuis la reprise, force est de constater que leurs décisions ont encore tout de l’amateurisme.

Même Gilles Veissière, un maître de langue de bois lorsqu’il s’agit d’émettre des critiques sur le corps arbitral, n’a pu expliquer, hier soir sur l’antenne de Canal +, pourquoi Thierry Auriac, arbitre du match Marseille-Rennes, n’a pas sifflé de penaltys pour des fautes sur Ribéry et Pagis ou encore pourquoi il a accordé le premier but de Marseille alors que celui est entâché d’une faute de Cana sur Hadji.

A l’origine, les arbitres sont censés être les régulateurs du jeu mais leurs décisions les amènent de plus en plus à être dépositaires des résultats voire du jeu.

Vivement le prochain congrès des arbitres pour règler tout ça...



Dans la même rubrique :

Partenaires :
Footito le réseau social du footEncore du RugbyButygoalDans ton butRemixito !Tout l'univers de la gymnastiqueDécouverte de Manhattan et New-York CityVotes et sondages en ligne avec VotitoAide Ubuntu | Visiter Londres